04/04/10
Une dernière soirée pimentée
Olivia Ruiz a clôturé, samedi 3 avril, quinze jours de festival et de musique non-stop. Tout en beauté.
Quelques notes de castagnettes, des roses plein la scène, Olivia Ruiz fait son apparition. Une pointe de rouge sur les lèvres, assortie à son jupon et ses chaussures, Miss Météores est raccord avec le décor et les tentures du Magic Mirror. Le chapiteau affiche d’ailleurs complet pour l’occasion.
La Femme chocolat entame son set par une autre gourmandise Les crêpes aux champignons. Polyglotte, elle file la métaphore culinaire en français, espagnol et anglais. « Je sais je suis pimentée », plaisante –t-elle dans sa chanson Goûtez-moi. Au rayon des douceurs, elle a choisi une reprise de La Llorana en hommage à Lhasa décédée en début d’année.
Sa « bande » est un peu à l’étroit. Avec elle, ils sont neuf sans compter l’accordéon, la batterie, la guitare, le trombone, la trompette…et même un orgue de barbarie. « Je fais beaucoup de grands gestes. Alors dès que l’on joue sur une petite scène, j’ai des bleus et j’en fais à tout le monde. » Pas question pour autant de faire dans la demie mesure. Si dans l’une de ses chansons, l’héroïne « panique à l’idée d’en faire trop », Olivia Ruiz, elle, a trouvé la bonne recette. Féminine jusqu’au bout des doigts, remplie d’énergie, elle chante, danse, tape et « traîne des pieds » pendant une heure et demie. Une Thérapie de groupe qui lui a valu encore cette année deux Victoires de la musique. Une récompense bien méritée.
E.V.