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01/04/10

Delbi, le Rémy Bricka des temps modernes

Le gagnant du dernier Starting Rock a amené tout son bric-à-brac en prison, le1e avril, le temps d'un concert.

Delbi ne sort jamais sans son sampleur ou sa pédale loop, une technologie qui aurait permis à Rémy Bricka en son temps de ne pas avoir à porter tout son barda. Le principe : enregistrer séparément le clavier, la basse, le triangle ou tout autre instrument, faire tourner ça en boucle – d’où le nom de la machine – et chanter en s’accompagnant à la guitare, par exemple, par-dessus. Le tout en « direct ». Résultat : l’impression qu’un groupe se produit alors que l’artiste est seul en scène.
C’est donc seul mais avec plusieurs instruments, machines et un ordinateur que Delbi a pris possession de la salle polyvalente de la maison d’arrêt de Nanterre devant une cinquantaine de détenus. Un concert organisé pour la deuxième fois par le conseil général dans le cadre du festival Chorus. L’an dernier, c’était Merlot qui avait étrenné la formule. « L’objectif est de s’ouvrir vers l’extérieur, explique le directeur de la prison, Pascal Vion. Grâce à ce type d’initiatives, nous voulons faire le lien  avec  ce qui se passe sur le territoire ».
« C’est pratique ce truc-là »,
plaisante Delbi qui, avec ses machines, arrive même à donner l’impression qu’il est entouré de choristes. « Passé la phase d’observation, la mienne et la leur,  je pense qu’ils ont apprécié », sourit le chanteur. Pendant une heure, il a interprété ses titres et quelques reprises, Billie Jean de Mickael Jackson et I Wish de Stevie Wonder en rappel.  « C’est pas du playback », précise-t-il. Non assurément mais du live pur et dur.

À noter enfin que Delbi sera également vendredi 02 avril à La Samandre à Chaville en première partie de No One is Innocent. Toujours pour Chorus.